samedi 29 juin 2013

Roo joue

   Souvent le mardi je vais jouer au Scrabble avec une petit groupe de filles. C'est une activité sympa car chacune à son jeu mais on joue ensemble en ce sens que l'on prend le mot trouvé par celle qui obtient le plus de point. Du coup pas de pression et on blague en même temps. Et bien sur l'après-midi se termine toujours par un goûter. 


Roo reste à la maison mais une fois je suis rentrée et il était en action lui aussi :)


   Un jour nous n'étions que Claude et moi et nous avons démarré par 3 Scrabble. Incroyable, je n'ai jamais vu cela. Il est vrai que l'on fait couramment 2 ou 3 Scrabble lors d'un jeu (quand on pose toutes les lettres d'un coup) mais là 3 fois de suite c'est tellement improbable ! 

mardi 25 juin 2013

Reco rando en photo

   Pour "offrir" une randonnée par mois, il nous faut toujours avoir des adresses sous le coude et aller tester par avance. Avril avec ses températures fréquemment au-dessus de 40˚ a été exclu de sorties. Il ne faut pas non plus se faire du mal !


   Boulbi, est un bon départ car tellement proche, à moins de 15 min du Laico sur la route de Léo. 2 h de promenade en passant devant une jolie mosquée,


Dans un village avec des maisons avec aération intégrée


Près des cochons gloutons ... même les gorets reprennent des forces pour affronter les 42˚.


   Les arbres sont de vrais sculptures. 
   Pour se protéger de la gourmandise... ou dirais-je simplement de la faim des animaux, les gens stockent leur paille en hauteur.


Les oiseaux eux y font leur nid.


et les baobabs se déploient majestueux.


   On passe souvent près des maisons et vers celle-ci il y avait un grand cactus ce que je n'avais encore jamais vu lors de mes sorties au Burkina.


   Le puits est souvent disposé à distance des habitations entre plusieurs groupements et il n'y a pas souvent de robinet à tourner. La plupart du temps il faut pomper manuellement ou "pédestrement".


Partis de "chez Rosa", la boucle est bouclée, nous voilà de retour. 


Cet endroit offre de la restauration, un bon coin détente avec piscine,


   ainsi que des cases très correctes où il est possible de loger. Les petites sont à 25.000 et les suites à 35.000 f cfa. C'est étrange car malgré la chaleur quand on est entré pour visiter, il y avait une certaine fraîcheur. Bon pas du 20, mais on avait l'impression qu'il y faisait moins chaud que dehors et ce sans clim ou ventilateur.
13/03/2013 Boulbi

vendredi 21 juin 2013

Ils ont coupé l'électricité

   Les coupures électriques sont fort courantes à Ouaga, mais nous à l'hôtel on a des générateurs et cela ne se ressent pas trop. On ne s'aperçoit que des changements de relais entre la coupure et la remise en route. En revanche, le commun des gens "souffre" de nombreuses heures sans électricité... et donc sans ventilateur ni clim ! 


   L'autre jour à l'école nous étions déjà "gouttantes" malgré le petit ventilateur, quand une coupure est arrivée. Dans ce cas 5 minutes suffisent à ce que l'on suffoque presque tant il fait chaud. La bouteille d'1/2 l largement suffisante habituellement se vide en un rien de temps. Heureusement que c'était de l'eau pétillante cela donne l'impression d'être désaltérée avec moins. 
  La secrétaire est venue nous voir et nous a suggéré de sortir la table dans la cour, ce que nous avons fait car nous étions trempés de sueur. Dans ces conditions on ne peut même pas s'essuyer avec le bras car il luit tout mouillé. Elle aussi bossait en ayant posé ses affaires sur le banc.


   La maîtresse des petits les a aussi mis dans la cour et vu la petitesse du lieu ils se sont retrouvés assis entre les vélos. Ils se sont installés sans même en renverser un seul, chapeau !


    Les maîtresses des autres classes ont laissé leur enfants dedans, mais se sont assises dehors devant la porte et le maître lui a carrément installé son bureau sur sa mobylette. 
    Trop drôle il n'y a que dans ces pays que l'on peut voir cela !
8/05/13 coupure électrique par 40˚ à l'ombre !

lundi 17 juin 2013

Ah j'ai vu, j'ai lu

Comme à Maurice, beaucoup d'échafaudages utilisent des bouts de bois.

vu la taille de celui-ci les bois sont extrêmement proches. 



   Suite aux élections de novembre, les modérateurs qui ont bien profité de l'hôtel avant et pendant le vote sont repartis dans leur pays lointains, sans que les résultats soient définitifs. Du coup encore en décembre cela bataillait sec dans certains quartiers. Tant et si bien que l'on se demande s'ils savaient vraiment où ils en étaient :"Le CPD demande l'annulation de l'annulation". Quelqu'un aurait-t'il parlé plus vite que son ombre et le regretterait-t'il  ?


Les messages de prévention routière ont une pointe d'humour, c'est mignon.


   Je ne savais pas qu'il existait un doctorat en cordonnerie !!!

jeudi 13 juin 2013

"Allez un sourire s.v.p."

  Le Laico a donné, entre autres choses, un grand père Noël qui a été monté pour l'occasion. Comme ses habits flottaient un peu au souffle, les enfants croyaient qu'il bougeait et étaient ravis de le voir s'animer ainsi.


   Un notable du village a été dans les premiers a inaugurer les festivités et offrir une boite. Les enfants absents ne recevront pas de cadeau car il est assez difficile d'inciter les parents à mettre les enfants à l'école et qu'ils ne dérogent pas à ces règles strictes de : "pas là-pas de chocolat" :) Du coup comme il restait des boites certaines ont été offertes à des enfants d'Amos (en "pyjama" rayé gris et blanc sans calottte). Cela fait plaisir à voir ces mines réjouies !!!


   Dur, dur de faire sourire les enfants ici. C'est un peu comme s'ils n'avaient pas appris et il faut le leur extirper à coup de grimaces et de mimiques. Pour la mienne et bien je souris pour deux ! C'est pas qu'ils ne rient pas, mais ce n'est pas leur expression la plus courante. Peut-être la dureté de la vie fait que les parents eux-même ne leur ont pas transmis ce réflexe si naturel.


   Trop trognon cette petite fille avec ses cheveux crêpés qui reçoit un paquet d'Amos. Ce monsieur est important pour l'association car il a facilité les démarches et aidé grandement Constantin à réaliser son projet ainsi que dans les relations avec les gens du village.


    Allez les mamans, un petit sourire. Un petit frère d'écolier, regardait les boites avec envie et tendait les bras quand une passait vers lui. A un moment il en avait même attrapée une à sa hauteur qu'une maîtresse tenait. Du coup, Cathy et Laetitia sont parties chercher dans leur arrivage du jour un lot de peluche et ont fait une distribution pour tous les frères et soeurs venus assisté à cette matinée de Noël. Une fois la distribution finie, le repas fait, les enfants sont repartis avec leurs parents et nous avons repris la direction de la pouponnière pour encore quelques instants avec les bébés.

dimanche 9 juin 2013

En mai fais ce qu'il te plaît... "ok, Noël"

   Un mardi de mai nous sommes descendus en renfort à Tintilou car en plus de Cathy et Laetitia (2 hôtesses Air France) régulières et qui font des merveilles pour l'association, il y avait Jenifer une autre hôtesse, les gens de l'association et nous 3 femmes expat. 


   A notre arrivée vers 9h20 les enfants de l'école étaient dans la cour où tous les bancs avaient été installés. Stoïques les mômes car les instit les avaient installés dès 8 h et ceux de l'association ne sont arrivés que vers 9h40. Les parents aussi avaient été conviés à cette journée particulière. Chaque année une opération "Christmas children - Samaritan's Purse" envoie des colis pour chaque enfant, et ce pour de nombreuses écoles défavorisées et dans de nombreux pays. Les paquets étaient là et tous attendaient leur "Noël".


   Après un chant d'accueil et les présentations de Constantin le responsable/créateur de l'association, la distribution des boites a pu démarrer. Pour que chacun ait une idée du contenu il a ouvert la toute 1ère boite. Celles-ci étaient classées par sexe et tranche d'âge. Papier ou livre de coloriage, nécessaire à cheveu ou jouet pour garçon, crayons, tailles-crayons et gommes, peluche, nécessaire de toilette il y avait une grande variété... même des lunettes !


    Tous les "invités/visiteurs" avons remis une boite, et Constantin expliquait aux parents le rôle de chacun dans que ce soit du petit caillou apporté (comme par moi) aux énormes rocs (les hôtesses qui ont créé un réseau de collecte et de parrainage qui fonctionne fort bien. Voir sur le site pour le lien facebook : http://enfantsdabord-bf.org/ ).


   Ensuite la distribution s'est faite rapidement aux tables. Puis les enfants ont remis leurs boites à leur parents pour continuer la fête. Pas d'école aujourd'hui... normal c'est Noël !


   Tout le monde avait mis la main à la pâte, prof et employées et un énorme repas avait été prévu pour tous ceux présents, enfants autant que parents.


Chacun a trouvé une occupation pour que cela se déroule au mieux et l'ambiance était sympa.


Une assiette et un verre pour deux, pas de fourchette, mais c'est leur façon habituelle de procéder.


    Rachel et Nemata de la pouponnière mangeaient leur mangue façon locale. La tenir en main, croquer dedans, mâcher puis recracher la peau.. par terre. Pour nos palais, la peau est un peu amére et il nous faut la retirer d'abords, mais eux y sont habitués et c'est pour cela que l'on peut, en saison, voir tant de noyaux par terre près des arbres.

14/05/2013 Tintilou, école primaire

samedi 1 juin 2013

Shiphra

    En arrivant à ouaga, j'ai joint le CLIF (Club international des femmes) dont en gros, le but principal est par des soirées, des ventes, de récupérer des fonds qui seront redistribués pour aider des femmes. 
    Les comptes sont arrêtés et l'on n'a pas des milliards, mais un peu plus de 2 millions de f cfa a distribuer. Pour cela des associations font des demandes, montent des projets, et lors d'une réunion les différentes options sont étudiées. Cette année, le bureau avec l'aval des autres à choisi de diviser la moitié de la somme pour un gros projet, et l'autre de la répartir sur de petites actions coup de pouce.


   Le gros projet qui tenait à coeur était les femmes fistuleuses qui est un problème quasi, j'ai dit quasi, inexistant dans nos pays, mais malheureusement trop fréquent ici du aux accouchements sans un minimum de soins /soutien médical. A 4 nous sommes donc allées visiter l'hôpital Shiphra qui a un service consacré à ces femmes. 
   1ère étape, le bâtiment des cabinets médicaux et l'administratif. J'ai été agréablement surprise par la propreté, la clarté et ce côté non "médical". Du monde, mais rien de miséreux qui donne envie de fuir en courant. La responsable Mme Cabré a monté une association et travaille avec une autre association Sentinelle qui dépend du ministère de la santé. Les femmes souvent très jeunes arrivent ici beaucoup par le bouche à oreille. Depuis la 1 ère opération en septembre 2012, 57 femmes ont pu être soignées dont certaines avaient besoin de chirurgie 'reconstructive' de la "sphère gynéco" tant elle étaient abîmées. 


   L'hôpital en lui même m'a aussi surprise par sa propreté. Nous avons eu l'opportunité de rencontrer la chirurgien, Dr Zalla, pour ce type d'intervention et elle nous a gentiment consacré quelques minutes entre 2 opérations. Elle avait opéré 2 femmes la veille et en avait une ce jour-là.
   

   Nous avons vu la chambre de réveil avec plusieurs lits (photo), puis les chambres communes où la plupart restent 3 semaines pour se remettre. Entre les consultations gynéco (20000), le bilan post-opératoire (14.500), l'opération en elle-même (145.000) et les semaines d'hospitalisation le coût est d'environ 420.000 f cfa (€ 630). Les médicaments sont pris en charge par un laboratoire mondialement connu qui oeuvre de manière charitable dans des pays en difficulté. 
    Le Clif a choisi de financer 4 opérations pour des femmes totalement démunies.


   Ensuite, nous avons poursuivi notre sortie en allant visiter le Samu Social. Cet endroit reçoit des enfants (garçons) de la rue en accueil de jour dont une quinzaine qui habitent. Ceux qui logent dorment dans une même pièce sur des nattes et sous une moustiquaire ce qui est courant ici. L'idée est bonne, mais cela m'a un peu sidéré de savoir qu'ils accueillaient 15 enfants alors qu'il y en a des dizaines, voir des centaines si on veut être plus près de la réalité. Bon, un petit caillou dans l'édifice c'est toujours cela. En accueil de jour, les enfants sont nourris et peuvent laver leur linge. Ceux-ci sont souvent en conflits familiaux et des négociations sont entreprises pour qu'ils soient réintégrés à leur cellule familiale. 


   Une sociologue qui étudie ce sujet mentionnait qu'il y a sur Ouaga 52 ONG qui s'occupent des enfants des rues ! C'est juste dément, et on se demande pourquoi il n'y aurait pas d'actions concertées. Je n'entre pas dans le détail car plus on en apprend plus on est écoeuré, alors on en reste là et on se concentre sur ce que l'on va pouvoir apporter de concret.


   Les cuisinières s'activent devant des feux de bois et entre la chaleur et la pollution c'est très, très dur comme tache d'autant qu'elles cuisent le tô chaque jour pour une centaine de personnes. 
   Le bois, énergie non renouvelable,  est lourd à manoeuvrer car il arrive en billots non débités qui est mit tel quel et sera rapproché du feu au fur et à mesure qu'il brûle et se consume. Leur demande est donc que l'on achète des fours à gaz pour 400.000 f cfa. L'action Sociale (l'état) payait le bois et continuera à payer la nouvelle énergie qui sera le gaz. 
   En plus des enfants des rues, il y a un "hôtel maternel" qui accueille 70 orphelins et de jour de jeunes filles qui apprennent un métier (couture, confection de savon liquide, jardinage..). L'association les aide aussi à s'installer en leur prêtant machines et outils. Pour les orphelins, comme pour ceux des rues, des démarches sont faites pour contacter de la famille et les réintégrer et si impossibilité les placer à l'adoption. L'association a toujours plus de facilité avec les garçons car les familles rejettent couramment les filles.
   Nous sommes reparties en promettant cet achat, et les sourires faisaient plaisir à voir. Encore un petit caillou :)