dimanche 9 juin 2013

En mai fais ce qu'il te plaît... "ok, Noël"

   Un mardi de mai nous sommes descendus en renfort à Tintilou car en plus de Cathy et Laetitia (2 hôtesses Air France) régulières et qui font des merveilles pour l'association, il y avait Jenifer une autre hôtesse, les gens de l'association et nous 3 femmes expat. 


   A notre arrivée vers 9h20 les enfants de l'école étaient dans la cour où tous les bancs avaient été installés. Stoïques les mômes car les instit les avaient installés dès 8 h et ceux de l'association ne sont arrivés que vers 9h40. Les parents aussi avaient été conviés à cette journée particulière. Chaque année une opération "Christmas children - Samaritan's Purse" envoie des colis pour chaque enfant, et ce pour de nombreuses écoles défavorisées et dans de nombreux pays. Les paquets étaient là et tous attendaient leur "Noël".


   Après un chant d'accueil et les présentations de Constantin le responsable/créateur de l'association, la distribution des boites a pu démarrer. Pour que chacun ait une idée du contenu il a ouvert la toute 1ère boite. Celles-ci étaient classées par sexe et tranche d'âge. Papier ou livre de coloriage, nécessaire à cheveu ou jouet pour garçon, crayons, tailles-crayons et gommes, peluche, nécessaire de toilette il y avait une grande variété... même des lunettes !


    Tous les "invités/visiteurs" avons remis une boite, et Constantin expliquait aux parents le rôle de chacun dans que ce soit du petit caillou apporté (comme par moi) aux énormes rocs (les hôtesses qui ont créé un réseau de collecte et de parrainage qui fonctionne fort bien. Voir sur le site pour le lien facebook : http://enfantsdabord-bf.org/ ).


   Ensuite la distribution s'est faite rapidement aux tables. Puis les enfants ont remis leurs boites à leur parents pour continuer la fête. Pas d'école aujourd'hui... normal c'est Noël !


   Tout le monde avait mis la main à la pâte, prof et employées et un énorme repas avait été prévu pour tous ceux présents, enfants autant que parents.


Chacun a trouvé une occupation pour que cela se déroule au mieux et l'ambiance était sympa.


Une assiette et un verre pour deux, pas de fourchette, mais c'est leur façon habituelle de procéder.


    Rachel et Nemata de la pouponnière mangeaient leur mangue façon locale. La tenir en main, croquer dedans, mâcher puis recracher la peau.. par terre. Pour nos palais, la peau est un peu amére et il nous faut la retirer d'abords, mais eux y sont habitués et c'est pour cela que l'on peut, en saison, voir tant de noyaux par terre près des arbres.

14/05/2013 Tintilou, école primaire

samedi 1 juin 2013

Shiphra

    En arrivant à ouaga, j'ai joint le CLIF (Club international des femmes) dont en gros, le but principal est par des soirées, des ventes, de récupérer des fonds qui seront redistribués pour aider des femmes. 
    Les comptes sont arrêtés et l'on n'a pas des milliards, mais un peu plus de 2 millions de f cfa a distribuer. Pour cela des associations font des demandes, montent des projets, et lors d'une réunion les différentes options sont étudiées. Cette année, le bureau avec l'aval des autres à choisi de diviser la moitié de la somme pour un gros projet, et l'autre de la répartir sur de petites actions coup de pouce.


   Le gros projet qui tenait à coeur était les femmes fistuleuses qui est un problème quasi, j'ai dit quasi, inexistant dans nos pays, mais malheureusement trop fréquent ici du aux accouchements sans un minimum de soins /soutien médical. A 4 nous sommes donc allées visiter l'hôpital Shiphra qui a un service consacré à ces femmes. 
   1ère étape, le bâtiment des cabinets médicaux et l'administratif. J'ai été agréablement surprise par la propreté, la clarté et ce côté non "médical". Du monde, mais rien de miséreux qui donne envie de fuir en courant. La responsable Mme Cabré a monté une association et travaille avec une autre association Sentinelle qui dépend du ministère de la santé. Les femmes souvent très jeunes arrivent ici beaucoup par le bouche à oreille. Depuis la 1 ère opération en septembre 2012, 57 femmes ont pu être soignées dont certaines avaient besoin de chirurgie 'reconstructive' de la "sphère gynéco" tant elle étaient abîmées. 


   L'hôpital en lui même m'a aussi surprise par sa propreté. Nous avons eu l'opportunité de rencontrer la chirurgien, Dr Zalla, pour ce type d'intervention et elle nous a gentiment consacré quelques minutes entre 2 opérations. Elle avait opéré 2 femmes la veille et en avait une ce jour-là.
   

   Nous avons vu la chambre de réveil avec plusieurs lits (photo), puis les chambres communes où la plupart restent 3 semaines pour se remettre. Entre les consultations gynéco (20000), le bilan post-opératoire (14.500), l'opération en elle-même (145.000) et les semaines d'hospitalisation le coût est d'environ 420.000 f cfa (€ 630). Les médicaments sont pris en charge par un laboratoire mondialement connu qui oeuvre de manière charitable dans des pays en difficulté. 
    Le Clif a choisi de financer 4 opérations pour des femmes totalement démunies.


   Ensuite, nous avons poursuivi notre sortie en allant visiter le Samu Social. Cet endroit reçoit des enfants (garçons) de la rue en accueil de jour dont une quinzaine qui habitent. Ceux qui logent dorment dans une même pièce sur des nattes et sous une moustiquaire ce qui est courant ici. L'idée est bonne, mais cela m'a un peu sidéré de savoir qu'ils accueillaient 15 enfants alors qu'il y en a des dizaines, voir des centaines si on veut être plus près de la réalité. Bon, un petit caillou dans l'édifice c'est toujours cela. En accueil de jour, les enfants sont nourris et peuvent laver leur linge. Ceux-ci sont souvent en conflits familiaux et des négociations sont entreprises pour qu'ils soient réintégrés à leur cellule familiale. 


   Une sociologue qui étudie ce sujet mentionnait qu'il y a sur Ouaga 52 ONG qui s'occupent des enfants des rues ! C'est juste dément, et on se demande pourquoi il n'y aurait pas d'actions concertées. Je n'entre pas dans le détail car plus on en apprend plus on est écoeuré, alors on en reste là et on se concentre sur ce que l'on va pouvoir apporter de concret.


   Les cuisinières s'activent devant des feux de bois et entre la chaleur et la pollution c'est très, très dur comme tache d'autant qu'elles cuisent le tô chaque jour pour une centaine de personnes. 
   Le bois, énergie non renouvelable,  est lourd à manoeuvrer car il arrive en billots non débités qui est mit tel quel et sera rapproché du feu au fur et à mesure qu'il brûle et se consume. Leur demande est donc que l'on achète des fours à gaz pour 400.000 f cfa. L'action Sociale (l'état) payait le bois et continuera à payer la nouvelle énergie qui sera le gaz. 
   En plus des enfants des rues, il y a un "hôtel maternel" qui accueille 70 orphelins et de jour de jeunes filles qui apprennent un métier (couture, confection de savon liquide, jardinage..). L'association les aide aussi à s'installer en leur prêtant machines et outils. Pour les orphelins, comme pour ceux des rues, des démarches sont faites pour contacter de la famille et les réintégrer et si impossibilité les placer à l'adoption. L'association a toujours plus de facilité avec les garçons car les familles rejettent couramment les filles.
   Nous sommes reparties en promettant cet achat, et les sourires faisaient plaisir à voir. Encore un petit caillou :)

dimanche 26 mai 2013

On a tiré des coups.

  Il est important de trouver à se distraire car la brousse n'amène pas de quoi y passer tous les week-end. Le golf et les repas entre amis sont une des grosses occupation, et un samedi on nous a fait découvrir un stand de tir. En activité il y a quelques années, il vient d'être remis en route il y a peu par Richard un militaire français. Sur la route de Bobo, juste avant le péage il faut prendre une large piste sur la gauche et le stand de tir est ouvert les samedi matin.


  Gamine, mon papa nous emmenait toujours tirer à la carabine à la fête foraine et j'adorai. Plus tard, ado, je voulais entrer dans la police et avait fait du tir au pistolet durant 2 ans alors pensez que quand une proposition vous ai faite, nulle question de refuser. 9 mm, automatique, 22mm on a tout essayé.


   Pas mal comme résultats, mais bon la cible était vraiment près ce coup-ci ! Nous étions 3 couples dont des novices et tout le monde s'est bien amusé. Pour le 22mm je n'avait pas la force de tirer et il m'a fallu armer d'abords. Le plus dur finalement c'est quand on a une question à poser de ne pas se retourner en pointant l'arme sur des personnes. Cela fait rire, mais quand on n'a pas l'habitude, on oublie l'arme dans la main et on bouge comme normal. Heureusement, l'instructeur est là pour nous rappeler les consignes de sécurité.


Pascal aussi a pris beaucoup de plaisir à tirer à 10 ou 15 m. 


"Tout dans le bonhomme" bravo !


   Il y a aussi un stand de tir aux pigeons ou plutôt à la mini-soucoupe. Je ne pensais pas que c'était si petit cette cible mouvante. Et en plus on ne sait pas dans quelle direction elle va partir. En fait je me suis super bien débrouillée. J'ai essayé le fusil à pompe et un fusil normal.


  J'ai adoré "m'amuser" avec le fusil à pompe. C'est rigolo de tirer, puis d'essayer de réarmer vite. Il faut bien le placer car il y a un effet de recul qui pourrait meurtrir/abîmer l'épaule. Dur de viser, suivre un objet volant et tirer. Au 6 ème tir j'ai repris le fusil à pompe et je me suis concentrée sur viser plutôt que de tirer deux coups comme tout le monde. Du coup, à ma grande surprise, j'ai éclaté la soucoupe. La chance du débutant. Comme il me restait une cartouche, j'ai essayé à nouveau et je me suis bluffée moi-même en atteignant une 2 ème fois la cible. Je n'en revenais pas 6 cartouches et 2 soucoupes, pas mal !! Maintenant j'ai peur de ne plus y arriver si on y retourne un jour, j'ai l'impression que c'était de la chance.


   Pour terminer un si bon début de journée, Claude nous avait proposé de découvrir le Thermomix avec lequel elle cuisine toujours. Après une courte initiation, chacun des hommes avait un plat à réaliser (carottes, poisson, île flottante) et nous, les femmes, faisions un second dessert (vacherin mangue-citronnelle). Trop génial cet appareil ! Pour un passionné de cuisine, cela ne remplacera jamais l'action de touiller, dorer ou autre, mais cela semble une aide de premier choix. Pascal avait le plat principal avec poisson, légumes vapeurs et sauce d'accompagnement. Il a tout préparé d'avance et pendant que nous mangions l'entrée, le Thermomix a fait son boulot de chef comme un chef ! Un repas pour 6 réalisé en une bonne heure c'est efficace et ce fut délicieux ! Le gros point positif est que la maîtresse de maison/chef peut-être avec ses convives au lieu d'être 'coincé/e' dans sa cuisine.

jeudi 23 mai 2013

Les Enfants d'Abords

    J'en parle, j'en parle, et bien voici ma pub promo pour la fondation dans laquelle je vais le mercredi après-midi faire du soutien scolaire. Grâce à des employés d'Air France, beaucoup d'hôtesses/stewards/pilotes et leurs connaissances ont sponsorisé des enfants.  




lundi 20 mai 2013

Essaim en goguette


   Un jour de février est arrivé un flot d'abeille qui s'est installé dans un arbre tout proche de la porte que l'on utilise pour entrer dans l'hôtel. Cela vrombissait et pour essayer de les photographier, j'ai zoomé à fond car il y en avait tant que cela aurait été dangereux de les exciter. C'est impressionnant cette boule d'abeille et il a fallu condamner le passage à proximité et attendre le soir/nuit pour qu'une équipe s'en occupe.