lundi 11 février 2013

Et pendant ce temps-là...


  Ces pélicans à Westminster n'ont pas choisit de passer l'hiver dans leur quartier africain ! Entre les 32˚ que l'on a et l'hiver rude anglais, je me demande s'ils ne regrettent pas un peu leur choix ha, ha :)
  Très belle photo Célia bravo !

samedi 9 février 2013

L'âne rit :)

    La faune et flore du coté de Boulbi est un peu la même qu'ailleurs. Quelques animaux ici et là, les gros souvent attachés ou entravés, les plus petits jamais trop loin des habitations.


On aurait dit que l'âne riait. Promis je ne lui avait pas mis de poivre sous le nez !


   Nous sommes passés devant une ferme construite par les Taïwanais, le site avait l'air déserté, très étrange pourtant car il y avait une bonne trentaine de zébus dans un parc et tout était nickel alentour. "Le chat n'était pas là..." et ici ce n'est pas "les souris dansent", mais plutôt "les souris n'étaient pas là non plus" ! Sinon, dans la nature, proche des villages il y en a toujours qui mangent tranquillement le peu de paille sur pied qu'ils trouvent.


  Il n'y a pas que les animaux qui se battent pour vivre et survivre, les plantes aussi cherchent la moindre opportunité pour vite se développer avant sécheresse complète du lieu.
6/1/2013 Boulbi 

jeudi 7 février 2013

L'Armatan c'est du vent !

   La météo joue des tours partout sur terre, et courant janvier en période de sécheresse totale des gouttes sont tombées sur Ouaga.


   Ce qui m'a le plus fait marrer moi c'est le fait qu'ils parlent des grands froids en annonçant des minima à 15˚. Il faut les voir le matin emmitouflés dans leur anorak avec leur bonnet ou leur capuche et le cordon resserré. Manque plus que les moufles !
    Il y a 2 jours je voyais le maître nageur avec son survêtement fermé jusqu'au cou qui me dit : "J'étais là ce matin et il faisait froid". "oui, je conçois, mais là il est 14 h et il fait 30 !"


   Ce qui ne devrait pas être est et ce qui aurait du être arrive à peine. 
    En l'occurrence, depuis fin décembre on nous dit "tu vas voir l'armatan va arriver et on ne voit pas grand chose, tu ne peux laisser tes fenêtres ouvertes.". Et bien oui, jeudi dernier l'armatan s'est levé pour de vrai et on a eu notre 1ère journée réellement ... comment dire ? euh... "ensablée". C'est comme embrumée mais avec de la poussière de sable du Sahel. Celle là même qui a perturbé nos troupes au Mali. Et bien le sable se soulève en tempêtes et nous on reçoit la poussière. Pas top pour respirer, mais au moins cela ne croustille pas sous les dents comme j'avais ressenti plusieurs fois à la même période en Gambie. 



    On avait prévu un golf donc nous y sommes tout de même allées, cependant,  asthmatiques s'abstenir. Le nez s'assèche ou les yeux sont irrités mais pour moi c'est la gorge fragile qui a bizin du chewing gum "lubrifiant".  On voyait assez le parcours, mais il y avait comme un voile devant les yeux et pas de vue sur Ouaga au loin. 


  Dans la maison, même fenêtres fermées quasi tout le temps, il faut passer le chiffon de partout régulièrement pour retirer ce film orangé qui recouvre tout. L'ordi n'est sorti qu'en période d'utilisation, puis rentré de suite aux abris.
Poussière d'Armatan

mardi 5 février 2013

Boulbi pour les rois

Début janvier, c'était notre 3 ème randonnée et nous partions de Boulbi à 10 mn au sud de Ouaga 2000.


  On fait des repérages, mais on n'est jamais sur à 100% du chemin que l'on prendra le jour de la balade tant il y a de pistes qui se croisent et se re-croisent. Du coup, on se concentre surtout sur le fait de garder le temps passé en ligne de mire et s'en tenir à 1h45 à 2h15 environ de marche. Le long du chemin on fait des rencontre et l'on découvre les gens dans leur vie, que ce soit une tisseuse de pagne.... fort joli d'ailleurs comme travail...


   Ou les gens dans les champs. Comme c'est tout à côté du barrage de Boulbi il y a beaucoup de cultures maraîchères. 


De partout où l'on passe il y a toujours au moins un énorme baobab multi-centenaire.


   Ce jour-là on a goûté le pain de singe, ou fruit du baobab. De l'énorme gousse, on prend un morceau de "mousse" compacte bien blanche et on la mange ou plutôt suce comme un bonbon. C'est doux, mais il n'y a pas grand chose à manger car il y a tout plein de noyaux.
   Dans certains champs, l'alimentation en eau se fait grâce à une pompe qu'il faut actionner en "marchant". Pas si simple car une fois enclenchée il faut qu'une personne fasse des "steps" sans discontinuer sinon la pompe se désamorce. Bien plus fatiguant qu'il n'y parait !


  Côté jardin tout était bien arrangé, arrosé et poussait, mais coté nature il y a de petits soucis, comme à cette occasion où quelqu'un ... enfin des quelqu'un vu la quantité de boites et papiers dispersés à des centaines de mètres à la ronde... s'est débarrassé des papiers de recensement des cheptels. 
   Proche du village de Boulbi, regardant la saleté alentour faite de sacs en plastique, papiers et autre, Pascal demandait au guide pourquoi proche et devant chez eux ils ne ramassaient pas tous ces déchets. La réponse fut claire : "On n'est pas payé pour". Là on a résumé beaucoup de chose et surtout l'esprit de ces gens. Travailleurs, oui indéniablement dans l'ensemble se sont des bosseurs, mais ils ne le feront que par intérêt financier et pour eux que ce soit propre devant leur porte ne semble pas faire parti des éléments importants. Finalement je trouve que chaque fois que l'on est allé en brousse, c'était beaucoup plus propre et même nickel, qu'en village. D'ailleurs pour que Ouaga reste propre, il y a une armée de nettoyeuses qui travaillent au petit matin dans tous les quartiers du centre et quand on circule vers 8h30-9h on voit les rassemblements après service.


   Comme nous étions le 6 janvier, nous avions prévu les galettes des rois que nous avons dégusté sous la paillote du Luili Yiila. Félicitations à celle faite par les pâtissiers du Laico car elle était excellente et bien garnie. Miam !

dimanche 3 février 2013

Il y a un mois...

  C'était le réveillon du jour de l'an,


et nous l'avons fêté avec des amis au Laico.


La salle avait été joliment décorée


Il y avait une piste de danse, 


un magnifique buffet, 


avec entre autre homard


et huîtres.
31/12/2012 Réveillon au Laico Ouaga 2000

vendredi 1 février 2013

Les ratées du bronze

  Ici parfois on aurait tendance à dire rien ne se perd.... à par les sacs plastiques dans la nature qui volent au vent...


  Quand la création en bronze a eu une petite ratée alors rien n'est jeté, tout est amené au recyclage.


  Soit les morceaux seront refondus, soit et c'est un travail à part entière ils seront soudés, limés, joints à un autre etc... et une fois colorée/peinte la création sera comme neuve!


  Tout est toujours fait très artisanalement avec les maigres moyens du bord. Une souche aide à positionner le pied qui coince la pièce pour pouvoir la retravailler. Avec un strict minimum, les artisans sortent des merveilles de leur ateliers. L'huile de coude est de rigueur dans ce monde !
28/12/2012 le long du canal près du marché artisanal

mercredi 30 janvier 2013

Il coule un bronze

     Dès mon arrivée, j'avais eu l'opportunité d'aller au salon de l'artisanat et j'avais été séduite par les statuettes en bronzes. Il y en a de toutes sortes et de toutes tailles, mais j'ai mes préférences comme le fait d'avoir un vêtement de couleur clair qui semble en mouvement, un enfant dans le dos ce qui est classique ici et faire une action du quotidien. J'adore !


   Mon amie Claude m'a fait découvrir le marché artisanal dans Ouaga près de Kalala et du Vert Galant. J'aime bien car les prix de départ ne sont pas gonflés comme au village artisanal près du SIAO et pas besoin de trop discutailler. Que ce soit d'un côté ou de l'autre les artisans sont avenants et toujours prêts à bien expliquer comment ils font leurs créations.


    Tout commence par la statue faite en cire. Je suppose que pour ces modelés-ci très courants ils ont des moules. Ceci n'empêche qu'il faut un travail de minutie pour ajouter les morceaux entre eux et travailler la statuette pour que ce soit fluide. La cire d'abeille est utilisée mainte et mainte fois et l'on remarque de suite la nouvelle car au lieu du noir elle est en couleur. Il est plus facile pour certains morceaux fin de prendre de la neuve. Une fois réalisée, les statuettes ou tout autre objet sont trempées dans un bassine d'eau pour les durcir car la température extérieure élevée garde la cire trop malléable.


  La 2 ème étape est celle de la terre argileuse-crottin. L'artisan va recouvrir délicatement la création pour créer un moule appelé banco (du nom du mélange dont on se sert aussi et surtout pour les maisons). 


   L'opération se fera en 2 étapes avec séchage au soleil de plusieurs heures à chaque fois. A la 1 ère couche on devine encore bien la statuette, mais à la 2 ème couche cela devient plutôt une masse informe. L'artisan à la base de sa création avait ajouté un petit tuyau qui sera lui aussi couvert de banco sauf pour le trou d'évacuation. 


   Une fois le moule bien séché, le creuset est préparé dans les 80˚ pour faire fondre la cire qui s'écoulera du petit tuyau. Ceci fait, le moule est vide et prêt à recevoir l'alliage de cuivre et d'étain qui fera le bronze. Le mélange n'est pas vraiment fixé, mais dépend un peu de l'approvisionnement en matériaux de récupération d'automobiles, de plomberie, de construction... Le banco est pré-chauffé à vide, puis le bronze fondu à plus de 1000˚ est coulé par le petit tuyau.


   Une fois le bronze refroidi, le banco est cassé pour laisser apparaître la statuette à l'état brut. Il faudra encore plusieurs étapes et heures pour arriver au résultat final.


  L'artisan, nous ayant montré la création brute, nous a emmené vers les "ateliers" de transformation en nous disant que de la faire ne prendrait "pas longtemps". Ne connaissant pas nous sommes partis derrière lui 2 rues et 800 m plus loin, le long du canal, vers les "ateliers de finition" !


   A ce stade, pour patiner, il a appliqué du permanganate au pinceau sur toute la statuette, puis la pose sur le charbon de bois pour la noircir. Ensuite, nous sommes parties en donnant rendez-vous pour un autre jour pour récupérer le produit fini car leur notion de quelques minutes n'est vraiment pas la notre, mais j'ai énormément apprécié de pouvoir assister à toutes ces étapes à chaque fois fort bien expliquées. En fait c'est un véritable travail à la chaîne qu'ils font car chacun à sa spécialité, des créateurs de l'objet en cire, aux réalisateurs du banco, puis aux fondeurs et à ceux qui feront les finitions pour finir par les vendeurs. Une vrai collaboration !


  Au final, j'ai fait mon stock et décoré un peu ma maison couleurs locales.